Nous sommes au début du mois et il nous manque encore une partie de l’école pour Stephen, notre aîné. Depuis son entrée au lycée, les cours se font uniquement en ligne.

L’attente ne sera pas longue, juste quelques jours. Les températures en France sont encore acceptables, même si le soleil des Caraïbes commence sérieusement à nous manquer. Bientôt, il faudra rentrer quelques bûches pour les soirées plus fraîches. Il nous en reste encore un peu dans l’abri à bois. Mamy est avec nous pour quelques jours, profitant au maximum de ses petits-enfants voyageurs.

Les parents, eux, continuent de jongler entre le travail et les plannings pour notre retour sur le bateau : remettre tout en place, anticiper les petites réparations et faire contrôler le gréement. Je vois déjà venir la question : qu’est-ce que le gréement ?

Sur un catamaran, comme sur tout navire à voiles, il y a un mât — cette grande tige qui monte à plus de vingt mètres de haut. Pour maintenir ce morceau d’aluminium bien droit, de chaque côté, d’énormes câbles en tension, appelés haubans, soutiennent l’ensemble. Il y a aussi des câbles plus petits, mais tout aussi importants, situés plus haut, qui maintiennent les barres de flèche — ces pièces métalliques pointant vers l’extérieur — et évitent une compression trop importante du mât par le haut.
Eh bien, le gréement, c’est tout cet ensemble que nous devons faire contrôler, en plus d’autres éléments du bateau. Cela se fait une fois par an, ou dès que l’on a un doute. En résumé, nous faisons vérifier tout ce qui touche à la sécurité extérieure de notre maison flottante.

Je ne vais pas aller plus loin dans les termes techniques. La prochaine leçon sera pour… une autre fois, quand l’occasion se présentera.

En attendant, nous sommes toujours dans l’attente des cours. Alors on anticipe et on utilise les livres que nous avons achetés en soutien pour les matières anticipées du bac. Cette année, avec l’oral et l’écrit de français, Stephen devra aussi passer les mathématiques… Il est ravi… ou pas !