La saison est désormais terminée pour nous. Ayant obtenu l’une des dernières places disponibles au port du Marin pour la saison cyclonique, nous devons maintenant mettre de l’ordre et commencer le grand nettoyage.

Après la saison cyclonique passée sur l’île de la Grenade, nous avons tenté notre chance au port du Marin, en Martinique. Lorsque nous avons reçu le mail de confirmation, nous nous sommes dit que préparer le bateau en amont, au mouillage, serait sans doute moins contraignant pour nous.
Accroché à son ancre, notre bateau se retrouve systématiquement face au vent, ce qui apporte beaucoup de confort lorsque l’on fait du rangement, en se contorsionnant dans les cabines. La présence de ce vent nous offre aussi un autre avantage : ne pas être envahis par les moustiques, puisque nous ne mettons pas les moustiquaires afin de faciliter le nettoyage.
Planning en main, je donne la priorité aux derniers cours et devoirs à rendre des garçons, puis j’organise le nettoyage complet du bateau. Mai et juin : deux mois pour vider, trier, nettoyer, ranger et mettre sous vide cinq années de vie accumulées. Je sens que Romain et les garçons vont faire beaucoup d’allers-retours jusqu’au tri.
Ce n’est pas la seule nouveauté cette année : nous ne serons pas sur le bateau pendant la saison cyclonique. Il faut dire qu’au port du Marin, il y aura très peu de familles et que les activités pour les garçons seront limitées. Nous allons donc rentrer sur le Vieux Continent et en profiter pour revoir la famille.
Mais en attendant, l’école reste la priorité, le rangement juste derrière. Pour nous faciliter un peu la tâche, nous avons commandé des sacs sous vide spéciaux pour les matelas, ainsi que d’autres plus classiques. Nous commençons par les deux pointes, celle de Romain et la mienne. Nous devons déterminer ce qui nous est encore utile et ce que nous pouvons donner ou vendre. La case poubelle ne sera utilisée que si les objets sont trop abîmés.
Fin mai, nous avons peu avancé dans le rangement. La météo n’a pas été très coopérative et l’école bien plus contraignante que nous l’avions imaginé. Mais cette fois, c’est terminé : les garçons sont libres. Place au rangement.