Mars et ça repart pas !
Nous sommes de retour à Saint-Martin, côté français. Nous avons mouillé loin et de nuit ; demain, nous nous rapprocherons du port.
Nous attendons l’appel du fournisseur : le radar n’est toujours pas arrivé, alors que nous avons dépassé les quinze jours d’attente. Le suivi qui nous a été fourni ne fonctionne pas. Romain est agacé, car si nous attendons encore une ou deux semaines de plus, notre saison se terminera bien plus vite que prévu.
En attendant, nous avançons avec l’école des garçons. Ce serait bien qu’ils puissent profiter des futurs mouillages sans école, pour une fois. Cette année, l’école est plus compliquée pour eux. L’épuisement commence à se faire sentir, mais ils tiennent bon.
Au bout de quelques jours, nous avons enfin des nouvelles de notre radar. Il est enfin parti des États-Unis et est en route. Il arrivera la semaine prochaine. Notre programme de découverte tombe à l’eau : nous n’aurons pas assez de temps pour aller aux Bahamas cette année. Personne n’a la motivation aujourd’hui, alors on laisse l’école de côté pendant deux ou trois jours, le temps de digérer la nouvelle.
Finalement, nous décidons de profiter, tous les quatre, de Saint-Martin et de Saint-Barth avant de redescendre en Guadeloupe une fois le radar changé. En chemin, nous faisons la connaissance d’une nouvelle famille canadienne francophone. Les garçons sont ravis : les enfants ont le même âge qu’eux (et les mêmes contraintes scolaires aussi). Nous décidons de rester un peu avec eux. Une fenêtre météo s’ouvre pour nous dans deux jours. Le départ pour la Guadeloupe est programmé.
Deux jours plus tard, nous levons l’ancre. Le passage entre Saint-Kitts et la Guadeloupe se passe mal. Nous avons une forte houle et un vent très soutenu qui, combinés, nous empêchent d’accéder à la baie de Deshaies. Nous devons dévier de notre destination. Nous craignons de devoir descendre bien plus bas que prévu. Finalement, c’est le mouillage de Malendure qui nous accueillera.
La traversée a été éprouvante, fatigante. Les questions s’accumulent, mais après une bonne nuit de sommeil, les idées seront plus claires. Nous ne profiterons pas de Deshaies, mais des Saintes pour le reste du mois. D’autres familles sont déjà sur place ; les enfants auront des copains pour quelques jours. La famille canadienne rencontrée plus tôt nous rejoint. Le moral remonte.